lundi 19 décembre 2016

Youtube, ses dérives, le contrôle parental...ou comment culpabiliser de l'avoir laissé faire !

Est-ce la honte qui me fait vous écrire ce soir ? Ou l'envie de vous mettre en garde, pour que ça ne vous arrive pas (à vous aussi) ?

Dans tous les cas, ce soir, j'ai pris 10 ans. 10 ans dans la tronche parce que j'apprends que mon fils a regardé des femmes nues sur un ordinateur. Et qu'il a même imprimé une de ces images... me confrontant à la triste réalité des "malheurs de Youtube" et des "images déviantes d'internet".



Aujourd'hui, mon petit de 8 ans et demi (le même qui vient d'écrire sa lettre au père-noël) est resté seul à la maison une partie de la journée, avec une petite un peu plus jeune que lui, et a fait la recherche internet qu'il ne fallait pas faire "femme nue" !

Je m'en veux ! Je savais que je ne devais pas le laisser seul. Mais notre quotidien a fait que... Nous lui faisions confiance, après lui avoir décrit tous les interdits. Nous n'imaginions pas une telle recherche. On pensait qu'il pourrait faire des bêtises, comme des expériences culinaires douteuses, saccager la maison et son sacrosaint rangement maternel, je ne sais pas moi...faire peur au chat ou écrire sur les murs. Des trucs de gosses quoi ! mais pas ça !

Au final, il a utilisé l'ordinateur de son père, a fait des recherches (au départ) en adéquation avec son âge : des vidéos rigolotes, de la musique... et petit à petit sa "balade numérique" a dévié. Il a finit par tomber sur une vidéo avec une dame qui se met en sous-vêtements dans un ascenseur... puis une vidéo des "10 seins nus les plus célèbres" ...pour finir par sa propre curiosité "femme tété nu".

Le problème, c'est qu'il est tombé sur une photo un peu trop "hot". Quelque chose que j'aurais vivement souhaité lui cacher encore quelques années.

J'ai appris "le drame" par la maman de la petite qui était avec lui, qui lui a immédiatement interdit de le fréquenter. Puis elle est venue m'avouer le délit.

Je suis au fond de mon trou. Je suis honteuse ! Moi qui prône l'amour, la tendresse et le bon soin envers mon enfant. Moi qui veut le protéger. Moi qui lui détourne le regard quand une publicité ou une bande-annonce se veut trop vulgaire, trop choquante. Moi qui refuse même tout rapport s'il se trouve dans la pièce à côté. Moi qui ... Moi qui... je n'ai pas été à la hauteur. La faute vient de nous. Et ce soir je m'en veux !

Youtube, internet sont des fléaux dans notre société. Les filtres n’existent pas . Tout est amplifié. Déformé. Je le savais pourtant. Nous avions installé un contrôle parental. Foutu contrôle parental dont la session d'essai a expiré quelques jours plus tôt !

Saloperie d'internet ! Je n'ai pas protégé mon fils de ces images obscènes. Et je m'en veux !

Ce soir, je me sens fourbue par la culpabilité et déçue de moi. Je suis aussi un peu déçue de lui qui a trahit ma confiance. Il a été curieux, mais internet a su répondre (que trop) à sa "gourmandise" masculine. Autrefois, il aurait regardé un magazine, une femme nue, et point barre ! Avec internet, tout est possible, y compris l'impensable.

La discussion fut longue entre nous, pleurs, culpabilité, honte aussi... Il est passé par tous les stades. Il est puni de tablette, d'ordinateur et de téléphone (un retour aux sources dont je rêvais depuis longtemps déjà). Un retour à l'essentiel (je dirais même à l'essence de l'enfance : les jouets et les dessins animés). Il sera également privé de quelques cadeaux, attendant qu'il fasse ses preuves en matière de mensonge et de confiance.
Et moi, ma punition réside dans la culpabilité (plus difficile à digérer !)

Ce billet ce soir pour vous prévenir. Vous savez, comme je savais moi aussi. Internet, Youtube, Google images sont des poisons pour nos enfants. Y compris avec contrôle parental d'ailleurs. Notre rôle est de limiter tout support internet, pour valoriser son utilisation et n'en retirer que le meilleur.

Notre vie de famille prend un nouveau tournant. La confiance devra être gagnée jour après jour, dans les actes, et non dans les mots. Il me faudra du temps pour me pardonner de ne pas avoir imaginé ce scénario possible. Et les écrans devront laisser place au vrai jeu, à la vraie vie d'enfant, bien plus épanouissante qu'un putain d'ordinateur.

Moi qui suis blogueuse... c'est quand même un comble de dire ça ! Quoique, ma démarche penche très souvent vers le conseil et la pédagogie pour nous rendre meilleurs, nous, parents !

Maman (im)Parfaite qui troquerait bien sa peau contre une Maman Parfaite !

1 commentaire:

  1. Merci pour votre témoignage très honnête. Ca n'a pas dû être facile. Il y a une chose que je ne saisit pas... Est ce que toucher à l'ordinateur était une interdiction formelle et explicite ?
    votre fils est il puni d'avoir touché à l'ordi ? Ou d'avoir cherché des "femme tété nu" ? (c'est presque mignon, quand on n'est pas à votre place...)

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