mercredi 31 août 2016

Je déteste la rentrée des classes !

Veille de rentrée.
Gorge nouée.
Sentiment de nostalgie.
Coeur palpitant.
Et l'envie de ne pas être à demain.

Chaque rentrée des classes, même rengaine. Je déteste la rentrée et ce, depuis toujours...enfin depuis que je suis Maman.



D'abord parce que j'aime être avec mon fils. Les vacances en général sont des moments ultra privilégiés pour nous. Pas de centre aéré ni de nounou, nous sommes ensemble 24h/24, nous partageons notre temps, à la maison comme au travail. Et nous profitons un maximum du temps qui nous est accordé en trio. Notre famille étant notre richesse, nous aimons tout particulièrement ce temps sacré où nous faisons tout à trois.
Alors évidemment, je hais par dessus tout devoir me séparer de mon petit loup, même si (je vous l'accorde) parfois cette proximité permanente peut être fatigante et pesante. Mais notre complicité dépasse les frontières (quelques fois fines) qui nous séparent de notre enthousiasme à être ensemble de l'énervement et des occupations incessantes. C'est notre bonheur !

Bien sûr, évidemment, je déteste aussi remettre le réveil. Devoir nous lever tôt, non pas parce que nous n'avons plus sommeil mais parce que ce satané réveil matin sonne et qu'il annonce la fin de notre nuit...que le soleil se soit levé, ou pas. Et réveil signifie aussi rythme régulier, contraintes et absence de liberté. Obligés de se coucher tôt, de respecter les horaires...et donc, de moins écouter nos envies.

C'est aussi le retour en trombes des devoirs à la maison, cette charge qui pèse au dessus des enfants (et de leurs parents). Une obligation de plus, un moment souvent stressant, toujours ennuyeux et parfois conflictuel. Une contrainte inévitable qui enfreint nos libertés personnelles et qui sonne trop souvent comme un fardeau.

Et ce rythme effréné qui nous rend tous maboules. On en parle ?
Lever tôt avec ce putain de réveil qu'on a envie de balancer par la fenêtre. Avec cette envie irrépressible de se rendormir avec un plaisir non dissimulé.
Le petit-déj et la toilette du matin, une guerre permanente entre les enfants et les parents, la télévision étant un spectateur bien trop présent, voire oppressant faisant de l’œil à nos marmots (très réceptifs).
Le trajet vers l'école... pour certains en voiture, à vélo, à pied...mais toujours dans la course.
Le boulot
Et puis le retour à la maison : devoirs, douche, repas...
Et cet instant, ce laps de temps (si court) pendant lequel nous aimerions tant partager du temps en famille.
Et puis le moment du coucher, parfois une grosse galère, l'histoire du soir, la répétition des leçons et ce bisou qui dure et qui dure...
Avant de recommencer cette cadence infernale jusqu'aux prochaines vacances, enfin !

Mais ce que je déteste par dessus tout dans la rentrée des classes, c'est cette attente interminable que nous infligent les enseignants. Quelle classe ? Quel maitre ou maitresse ? Quels copains de classe ?
Il faut attendre la veille au soir pour avoir cette fameuse liste qui vient anéantir nos rêves les plus fous. A nouveau cette année nous découvrons avec colère que notre Mini Loulou a été séparé de ses amis. Encore une fois ! C'est de l'acharnement ? Non. C'est de la bêtise, du je m'en foutisme !
Encore une fois je lis la peine dans son regard en découvrant les listes. Encore une fois j'essuie ses larmes. Encore une fois nous allons avoir mal au ventre en voyant ses amis dans une autre classe.
Ce soir mon cœur de Maman pleure mais j'évite de le lui montrer. Au fond de moi je crie. Parce que ça n'est pas ce dont je rêvais pour lui.
Moi qui me suis tant battue lors de réunions de classes alors que j'étais enseignante pour ne pas "casser" les groupes d'amis. Parce que c'est la base de la réussite, parce qu'un enfant heureux est un enfant qui peut progresser. Parce qu'un enfant bien entouré est un enfant épanoui...

Je rêvais d'une petite école de campagne, un lieu intime, convivial et respectueux des amitiés...des amitiés qui durent une vie, qui font des souvenirs, qui marquent une enfance. Au lieu de ça j'ai un école de quartier, une zone d'éducation prioritaire, une école qui ne fête pas la fin de l'année, ni la kermesse, ni le carnaval, une école qui ne se sert pas des structures sportives environnantes pour ouvrir nos enfants au monde extérieur (ni piscine, ni stade, ni gymnase, ni patinoire), une école qui boude les sorties scolaires, une école qui n'entretient pas de lien avec les parents...une école qui manque de cachet, qui manque d'humanité et qui manque cruellement de bons souvenirs à laisser aux enfants.

Je ne voulais pas de cette école, mais connaissant mon fils très sensible, nous avons préféré le laisser là pour qu'il soit avec ses amis, dans un cadre familier. Pour son bien-être. Aujourd'hui, à nouveau, à l'aube du CE2 c'est comme si nous avions changé d'école. Les copains sont dans une autre classe, les habitudes en classe et en dehors de l'école vont encore devoir changer...

J'ai le coeur gros ! Il a le coeur gros ! Et c'est bien dommage car l'école pourrait être un extraordinaire vivier d'amitiés, de souvenirs et d'apprentissages.

Alors oui, je déteste la rentrée. 

Son cartable en dit long !


2 commentaires:

  1. Oh bè...je suis completament d'accord!!Sourtout pour le reveille e pour le rythme frenetique. Et nous n'avons pas encore de devoir...

    RépondreSupprimer
  2. j'ai l'impression de lire un texte que j'aurai pu écrire ! Moi aussi je déteste la rentrée, devoir remettre le réveil et ne plus être avec mon fils. Lui aussi est rentré en CE2 et bien sûr la veille sur les fameuses listes on apprenait qu'il avait été séparé de ses copains ! On le sépare de son meilleur ami depuis la Grande Section, c'est hallucinant et pourtant j'avais pris peine d'aller en discuter avec sa maitresse en fin de CE1, avant qu'elles n'établissent les classes... J'ai l'impression que l'affectif compte de moins en moins pour les enseignants, au détriment de nos enfants...

    RépondreSupprimer

Merci pour votre commentaire ! Laissez votre prénom !